m. desmedt - m. lacour - s. leribaux - d. van cauwenberghe
En fin de perspective du parc Josaphat et à l’intersection de deux axes inter-quartiers importants, le projet d’extension de la tour Brusilia (1969), orpheline de sa jumelle qui ne fut jamais construite laissant dès lors apparaître un pignon aveugle sur une hauteur de 35 étages. Les études de volumes et d’articulations entre eux, les rapports au paysage et à l’espace public, le positionnement des entrées (principales et secondaires) et distributions horizontales (galerie couverte, coursives,…) visent tous la re-valorisation du site abandonné depuis maintenant 40 ans.
L’orientation principale du projet consiste en l’intégration des nouveaux volumes dans la typologie urbaine existante par le biais de la création d’une " porte d’entrée " de l’avenue Voltaire, en instaurant un vis-à-vis entre l’angle existant et l’ " about " côté parc de la nouvelle aile R+3. D’ailleurs la présence d’entrées individuelles de logements (duplex et simplex) à front de rue renforce ce dialogue : le projet se tisse ainsi dans son contexte.
A l’autre extrémité de cette aile, une deuxième aile R+8 s’articule par le biais de l’entrée principale sur deux niveaux axée sur une galerie couverte semi-privée longeant la façade arrière. Ce gabarit plus élevé se trouve donc en recul de l’avenue Voltaire ( laissant le gabarit R+3 créer le vis-à-vis sur l’avenue) : il se trouve dans l’alignement de son voisin R+9+t au 175 de l’avenue, créant avec ce dernier un alignement s’ouvrant vers le parc.
Ces 2 ailes, perçues comme des prismes blancs légèrement pliés, délimitent à l’avant un espace vert semi-privé aménagé comme un seul jardin unitaire et unifiant devant les 2 phases, (tour Brusilia et extension).