m. desmedt - m. lacour - s. leribaux - d. van cauwenberghe
Le site offre déjà par sa géométrie seule (dans une courbe, au droit d’un élargissement, et sur un point haut dans le cheminement de la rue) un cadrage sans cesse changeant de la perspective de l’espace rue … c’est à partir de cette qualité intrinsèque au site que le projet se dessine, et ce autant côté jardin que côté rue …
… en effet la nouvelle volumétrie complète le tissu urbain existant en s’appuyant sur l’alignement courbe, et ce jusque dans les alignements de la façade arrière, où, dans le souhait de respecter les gabarits voisins, le volume se décale en reculs successifs, comme à l’étage en toiture d’ailleurs. Ces reculs prennent tout leur sens à l’étude des coupes, profilées afin de permettre le meilleur ensoleillement possible en intérieur d’ilôt.
L’organisation des unités d’habitation appuie le parti : les plus grands appartements occupent les étages inférieurs plus profonds, et les plus petits les étages supérieurs plus étroits. Les séjours profitent de la courbe la plus large côté rue (et côté soleil) … les chambres plus intimes profitent du calme de l’intérieur d’ilôt.
Les façades sont structurellement non-porteuses, les libérant de toute poutre de reprise, et de ce fait libérant le niveau des linteaux … Ce choix technique permet de respecter le parti de départ, c’est-à-dire la mise en valeur de la courbe : en effet s’il est impératif d’offrir un éclairement maximum aux pièces de vie, des dimensions de baies plus importantes en largeur auraient eu trop de présence dans la courbe. Par contre lorsque les baies prennent des proportions plus élancées, leur dessin allongé crée un rythme vertical, dégageant de la sorte des pleins importants en façade qui deviennent eux matière à travailler … c’est la variation de la dimension et du rythme des pleins (et donc des vides), découlant naturellement de l’organisation des pièces de vie à l’intérieur, qui dessine la façade.