m. desmedt - m. lacour - s. leribaux - d. van cauwenberghe
L’option de la rénovation des immeubles s’inscrit dans une démarche environnementale, engendrant une réflexion sur l’optimalisation des bâtiments existants, à savoir
Les gabarits sont « le potentiel de l’immeuble, et peuvent être optimalisés dans leur situation acquise ». Car le gros œuvre existant est de qualité … seules des adaptations techniques et spatiales seront nécessaires afin de rendre le bâtiment performant sur le marché de demain. Cette option a d’évidents avantages économiques, mais aussi environnementaux évitant la production d’une quantité importante de matières non re-cyclables, sans parler ni de la pollution atmosphérique entraînée par des démolitions lourdes, ni de la consommation énergétique que suppose une construction neuve similaire.
Extensions :
Sans modifications des volumes existants en hauteur, ces extensions en largeur permettent d’augmenter la superficie existante de l’ordre de 10 à 13%. Les plateaux offrent de ce fait un potentiel modulable identique partout, et donc une flexibilité maximale par rapport à la situation existante.
Récupération maximale des noyaux existants
Il s’agit autant des trémies techniques que des circulations.
Renouvellement de la peau existante
D’abord, suppression du faux plafond, et pose d’un faux-plancher généralisé après enlèvement des chapes existantes. L’inertie thermique du béton existant est ainsi disponible et ce dans un encombrement dimensionnel minimal. Refroidissement par accumulation dans la dalle (« slab cooling).
S’ensuit une réflexion sur la peau : démontage de l’allège existante en béton architectonique afin de faciliter les interventions en façade et d’en limiter les coûts. La nouvelle façade rideau intégrant les techniques est en bois (mélèze) ; la composition modulaire (1,20 m) et répétitive favorise la rationalisation de la fabrication et de la mise en œuvre. L’emploi du bois naît de la volonté d’utilisation de ressources renouvelables, son traitement et mise en œuvre étant de plus peu consommateurs d’énergie.
L’expression architecturale contemporaine s’exprime librement par le travail du verre : en effet si cette face verre trouve sa justification économique et environnementale, elle la trouve également d’un point de vue architectural … limiter les apports solaires pourra se faire par des verres sérigraphiés en dégradés de blanc, ou légèrement colorés, ... Ce jeu de trames dégradées plus ou moins translucides, superposé à un jeu simple d’avant et d’arrière plans de verre, donne un effet mouvant et évanescent aux façades, les dématérialisant, les décomposant en facettes (une face ou façade devient une composition de facettes, et non un seul pan de verre). La décomposition réduit ainsi la masse, et donc l’échelle des volumes existants, se rapprochant de l’échelle plus réduite du Livingstone II, mais aussi de tout le quartier qui l’entoure.