m. desmedt - m. lacour - s. leribaux - d. van cauwenberghe
La nature même des limites de l’’îlot et leurs rôles, influencent le parti proposé.L’entrée principale et piétonne du complexe accueille la ville en se tournant vers elle et le rond-point Schuman, pôle de référence des institutions européennes, centre de transit des transports publics (métro, gare de bus, gare Schumann) et des communications privées (axe de pénétration Cortenbergh, axes urbains Loi et avenue d’Auderghem).
Le parti architectural se fonde sur la qualité des espaces de travail et des circulations, qui se rassemblent autour de jardins plantés de tailles différentes ; ces jardins intérieurs s’ouvrent tous vers les perspectives historiques du parc du Cinquantenaire créant le lien désiré entre l’homme au travail et son environnement.
La répartition des espaces de travail mixte les épaisseurs des ailes de bâtiments en offrant la variété locative demandée par le MO ; elle confirme la mise en valeur des paramètres contextuels énoncés ci-dessus.
Ainsi le corps principal s’installe le long de l’avenue de Cortenbergh où le bâtiment le plus épais et le plus haut réalise un rempart urbain à l’échelle des bâtiments riverains, tout en offrant une face jardin ouverte massivement sur le parc.
L’aile Loi assure la transition entre la ville et le jardin par un corps bâti qui varie les épaisseurs construites, en annonçant l’orientation de la structure spatiale " en peigne " des bâtiments volontairement plus étroits, ordonnant les jardins ouverts sur le parc.
Des bâtiments plus petits et plus minces créent la clôture vers le parc dont ils forment la face discrète.
De l’entrée Schumann on accède à la rue intérieure principale constituant l’artère piétonne de l’aile Cortenbergh, irriguant les bâtiments situés autour des jardins. La face coté rue peut accueillir des fonctions de service ou de commerces.
L’ensemble permet l’usage d’un utilisateur unique ou de plusieurs utilisateurs autonomes qui trouvent leurs accès privatifs à front des voiries qui les bordent.
// Dans le cas d’un occupant unique, les divers étages forment des niveaux horizontaux continus de plain-pied et accessibles par les noyaux de distribution. Les séparations mitoyennes des entités locatives correspondent aux séparations nécessitées par leurs propres tailles et par les superficies définies par le compartimentage légal, en évitant les dispositifs de sas au droit des noyaux de distribution. La position des sas de compartimentage est associée à celle de la mitoyenneté où se trouvent les sas des escaliers d’évacuation partagés par deux entités différentes ; la mitoyenneté sépare et rassemble.
Le complexe peut également se diviser en cinq entités locatives variables qui offrent toutes des bâtiments de 14 ou de 20 mètres de profondeur, des faces urbaines tournées vers la ville, des faces de jardins intérieurs ainsi que des perspectives vers le parc. Chaque entité comprend un noyau de distribution indépendant depuis la rue intérieure au rez-de-chaussée jusqu’aux étages comprenant deux ou trois unités locatives différentes de minimum 400 m2 chacune. Ces unités disposent de leurs équipements individuels et peuvent fonctionner séparément. Les entités rassemblent leurs équipements techniques au-dessus de leurs noyaux et/ou en toiture.
Les sous-sols à usage de parking constituent une entité commune à tous où les zones d’accès, de services et d’archives peuvent se développer de manière privative à proximité des noyaux respectifs.
Distinction
Deuxième lauréat au concours restreint organisé par AXA BELGIUM sa.